Est arrivée la 4ème. Moins pire que la 5ème, où, je me rappelle, le prof de musique avait demandé qui quitterait le collège à la fin de l'année, et j'avais levé la main. D'ailleurs, ma mère n'ignorait pas tout parce que j'ai surpris une conversation avec ma tante où elle lui demandait les modalités pour que j'aille dans le collège public du centre ville. Du coup, quand a eu lieu la rentrée, une des filles de ma classe de 6ème/5ème qui m'avait traitée de voleuse l'année d'avant parce que son stylo plume avait disparu au cours d'une récré (alors que je n'y étais pour rien mais il a quand même fallu que je rembourse le stylo que je ne sais même pas à quoi il ressemblait au juste) m'a « gentiment » fait remarqué « ben je croyais que tu changeais de collège ? » (Sur un ton pas très sympa). Comme d'hab., j'ai rien dit. Mais cette année là, je me suis sentie très seule. Je n'avais plus les mêmes camarades de classe, mais je n'avais pas plus d'amis dans ma classe. Les récrés n'ont jamais été aussi longues (hormis peut-être celles de terminale). Mon frère était passé au lycée. Je me suis donc retrouvée totalement seule. Je ne parle même pas de ces deux filles que je connaissais de l'extérieur parce que leurs présences ne m'ont rien apportée. J'avais à cette époque 13 ans et je voulais arrêter l'école. Je n'en pouvais plus. J'ai néanmoins réussi à avoir des résultats pas trop mauvais sans travailler vraiment. J'ai quand même redoublé ma classe à cause de mes nombreuses absences des années passées et de cette année là, même si j'ai moins manqué en 4ème car l'ambiance de classe était pour moi moins pesante. Cette année là, j'ai découvert des choses auxquelles je n'avais jamais été confrontée : la maladie vue de très près et touchant des gens que je connaissais (comme Jean-Philippe) ou les problèmes familiaux des autres qui me renvoyaient peut-être inconsciemment vers les miens (comme Thomas)...
