11 - Pas bien

11 - Pas bien
« Je bascule à l'horizontale,
Démissionne ma vie verticale,
Ma pensée se fige, animale
Abandon du moi, plus d'émoi »


J'ai mal, trop mal... Mais n'y a rien qui sort. J'ai le c½ur qui saigne. Beaucoup. Je me vide de ma vie.

« Et ça fait mal,
Une lame,
Enfoncée loin dans mon âme »


Un avenir ? Où ? Je ne crois plus en rien. Et...

« J'm'en fous,
De tout,
De ces chaines qui pendent à nos cous,
J'm'enfuie,
J'oublie,
Je m'offre une parenthèse, un sursis »


Je ressens trop le besoin de me faire du mal. C'est un mal qui me ronge de l'intérieur et ça menace de tout submerger. Je ne sais pas combien de temps je vais résister. D'ailleurs, ai-je envie de résister ? J'ai envie de tout lâcher.

« Help me please,
Darling, rescue me...
I've never needed anyone like I'm needing you today...
Do I have to say the words ?
Do I have to tell the truth ? »


Pour tout dire, je gronde mon chat quand il me mord (même pour jouer), mais au fond de moi, j'm'en fous pas mal du fait que ça me fait mal, parce que cette douleur, je l'aime. J'aime avoir mal, physiquement. Je suis tarée.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 14:54

12 - Réflexions

12 - Réflexions
Il se trame des choses que je ne maitrise pas et que je risque de regretter plus tard. Quand viendra la séparation. Car un jour ou l'autre il le faudra bien. Parce que je ne peux pas continuer comme ça indéfiniment. Et parce que je ne le veux pas non plus.

Je recommence comme avec Carole A. J'ai commencé à faire confiance. A me confier. A dire des choses qui font mal. Et elle, elle me répond avec des mots justes, des mots vrais.

C'est sûr, ce n'est pas toujours très facile à entendre tout le temps. Il y a des mots qu'on ne veut pas entendre, ou qu'on ne peut pas entendre. On les rejette, de toutes ses forces. Mais la réalité, elle, elle est bien là, et on ne peut pas la rejeter comme ça, sinon on se la reprend en pleine gueule... Et d'une force ! Alors on se force et ça blesse au fond de soi. Et ça saigne.

" [- Je ressens beaucoup de souffrance dans ce que vous écrivez.
- Ah bon ? Vous trouvez ?
- Oui.
- Ben pas moi."


C'est vrai, c'était soft ce que je lui ai apporla dernière fois. C'était l'article 11. Ce n'est pas complétement faux de dire que j'avais mal, mais j'aieu tellement plus mal que ça. Là, c'est tellement fort que la douleur je la ressens physiquement. Dans lestes. Et aussi dans la colonne. Je suis trop tendue et je le sais bien. Mais je ne peux guère y faire grand chose. C'est ainsi.

Je me pose beaucoup de questions par rapport à cette nouvelle relation. Est-ce que c'est vraiment sain ? Et j'ai tellement peur de me faire abandonnée encore une fois. Je m'accroche comme une folle à cette main qui m'est tendue. J'ai ce sentiment atroce qui annonce la rupture. Je pense que cela vient de ma personnalité évitante : j'ai peur, alors je fuis. Sauf que là, je n'ai pas vraiment envie de fuir. J'ai envie de m'accrocher ts fort et de ne plus la cher, mais je sais bien que je n'ai pas le droit de faire ça. Ce n'est pas ma copine. C'est ma thérapeute. Mais elle a une fonction tellement particulière. Je me demande si elle en a conscience (?)... Il y a tellement de choses qui reposent sur cette relation (!).

Je n'ai pas le droit de m'attacher. Je ne dois pas. Plus j'y serais accrochée fort, et plus douloureuse sera la rupture. Il ne faut surtout pas que je soispendante. Surtout pas. Mais comment faire pour s'investir dans une relation sans s'en faire prendre au piège ? Je dois absolument me souvenir de ce déchirement intérieur que rien ne peut apaiser. Pas même les larmes.

Elle lui ressemble sur bien des plans, à Carole. Cette jeunesse, ce ton doux et rassurant, ces paroles, cette disponibilité encore plus grande... J'ai l'impression d'être dans un chariot sans frein lancé à toute allure avec pour destination un grand mur.

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 13:44

13 - SOS écrits avec de l'air

13 - SOS écrits avec de l'air
Je lance mes fusées de détresse, je hurle à l'aide ! mais personne ne m'entend. Je me débats de toutes mes forces mais je me noie, je perd pied et je m'enfonce.

J'en ai marre de me défoncer pour... quoi au final ? Je me bats et me débats. Je survis plus que je ne vis. Je suis fatiguée, usée par ce monde là. C'est quoi ce monde là ? C'est celui qui m'entoure. C'est celui qui est aveugle, qui ne voit que si on lui pointe du doigt en lui disant "regardes !".

Je ne sais plus vers qui me tourner. Je n'ai plus de ressources.

Au secours ! Aidez-moi !

# Posté le samedi 06 décembre 2008 13:36

14 - Mon secret de polichinelle

14 - Mon secret de polichinelle
Je vais vous raconter une histoire. Mon histoire. Celle avec Lui, que je ne citerai pas maintenant.

Il était une fois une petite fille et un adolescent. Elle a moins de 12 ans, lui 15. Ce jour là, il la marquera pour le restant de ses jours. Il l'empêchera d'avoir une vie normale.
Je
ne me souviens plus si c'était le matin, l'après-midi ou le soir. Elle joue tranquillement (pour une fois) et il entre dans sa chambre. Il lui dit qu'ils vont jouer ensemble. Elle dit oui et elle le suit dans sa chambre. Il lui dit qu'ils vont jouer à la base (c'est un jeu qui se joue sur le lit, chacun d'un coté, sous les couvertures, et la base en question n'est autre qu'un "vaisseau spacial" lancé dans l'univers où on doit tuer les méchants). Comme à chaque fois, elle n'a pas le droit d'être sur le lit et toutes les couvertures sont pour lui. Alors elle lui dit que puisque c'est comme ça, ce sera son nounours jaune qui sera le plus intelligent. Mais lui, comme c'est le plus grand, il ne veut pas. C'est là que ça dérape. Pour qu'elle puisse jouer, elle doit le toucher. Mais comme vous vous en doutez, pas n'importe où. Elle doit toucher son sexe à lui. Elle ne veut pas, mais il insiste, il ruse en lui promettant des choses. Alors elle cède. Il a déjà enlevé son pantalon et son slip. C'est pas beau, ça pend, ça la dégoute, mais elle le fait quand même. Alors, comme si ça ne suffisait pas, il lui demande d'autres choses, comme de serrer par exemple et de remonter la peau du sexe de manière à faire apparaitre le gland. C'est sale, elle ne veut pas, mais comme avant, il insiste en rusant. Alors elle s'exécute. Le pire dans l'affaire, c'est que quelque part, elle y prend plaisir en même temps que ça la dégoute parce qu'elle se rend bien compte que ce qu'elle fait n'est pas bien. Aussi, ça s'arrêtera là (du moins dans ses souvenirs), mais elle gardera le silence, même quand ses petites voisines se plaindront de tentatives de viol. Elle, elle ne peut pas faire ça. Elle le respecte trop. C'est "Lui" quand même. Et puis, il s'est déjà fait disputer violemment par son père à cause des voisines. Alors pas la peine d'en rajouter.

Dans ses souvenirs, ça ne s'est produit qu'une fois. Mais son inconscient et le temps qui passe lui font se poser beaucoup de questions. Pourquoi par exemple qu'elle a fait très longtemps pipi au lit ? Pourquoi elle a une telle peur bleue de "copuler" ? (chose qu'elle ne fera jamais d'ailleurs parce que c'est sale). Pourquoi elle a rêvé qu'il s'en prenait à son petit cousin, mais que dans son rêve des adultes intervenaient ? Et pourquoi elle a récemment cauchemardé une sodomisation par un proche dont elle n'a pas vu le visage dans son cauchemard ? Pourquoi elle ne s'en est souvenue que 13 ans plus tard ? Hein, pourquoi ?

Autant de questions sans réponse. Elle ne brisera le silence que 13 ans plus tard, au cours d'une hospit en HP pour causes de pulsions suicidaires. Depuis qu'elle a avoson crime, la honte la suit. La honte de l'avoir fait. La honte de ne pas avoir su dire non. La honte d'avoir été victime d'inceste. Le mot a élaché. Inceste. Sans pénétration, mais inceste quand même parce qu'elle n'était pas consentante. Et puis même si elle l'avait été, il n'avait pas le droit de faire ça.
Longtemps, elle a refusé toutes démarches contre lui, et maintenant, c'est trop tard. Il y a prescription. Oui, en France, on a le droit de faire du mal à des enfants, et 10 ans après leur majorité, l'Etat leur pardonne. Et puis il y a autre chose aussi : il a un fils maintenant. Si elle dit quelque chose, ce gamin sera consien danger. Elle n'a pas le droit d'en parler. De toute fon, si vraiment ça n'est arri qu'une fois... C'était deux enfants, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Ce n'est pas grave. Et puis, il n'y a pas eu "viol" au sens courant du terme. Alors bon... Ferme ta gueule petite fille. Oublies. Passe à autre chose et vis ta vie.

Tu ne connaitras jamais l'acte d'amour ? C'est pas grave.
Tu n'auras peut-être jamais de gamins ? C'est pas grave.
Les hommes te font peur ? C'est pas grave.
Il te considère toujours comme une gamine ? C'est pas grave.
Ils te rabaissent tous à cause de ça ? C'est pas grave.
Tu ne seras jamais comme tout le monde et tu en souffriras toute ta vie ? C'est pas grave.


Allons, tu vois bien, C'EST PAS GRAVE ! Alors, vis, et souris à la vie !

# Posté le samedi 27 décembre 2008 08:09

15 - Retour de la Star

15 - Retour de la Star
C'est qui la Star vous dites ? Ben c'est moi, tiens ! quelle affaire !
Et puis, non, je n'ai pas les chevilles qui enflent. Pas du tout même.

Alors, la dernière fois que je vous ai parlé, je vous ai raconté mon plus grand secret et... je vous ai laissé en plan avec. Pas cool... Désolée -_-"

Al
ors, la dernière fois que j'ai parlé de cet endroit à une personne douée d'intelligence, je lui ai dit que je n'avais plus rien à dire. Après quoi j'ai fini par comprendre qu'il n'y avait pas que le négatif dans ma vie. Certes, c'est plus facile de se plaindre et de s'apitoyer sur son sort que de conter ce qui va bien, parce que, à mon humble avis, ma petite vie de solitaire désespérée version mamie avec son chat à la maison qui regarde la télé, ça n'intéresse pas grand monde. Et donc, je me dis, à moi parce que j'ai personne à qui parler mis à part Akamaru, je me dis, donc, Et alors ?. Donc oui, et alors, si ça n'intéresse personne, ben je m'en fous. Je ne demande pas qu'on fasse comme moi, alors si ça fait chier quelqu'un, que ce quelqu'un vienne me le dire, et je lui fracasserai sa gueule de grand con dégénéré du cerveau.

Donc oui, dan
s ma vie, j'ose le dire, tout va bien. Et même bien bien, pour tout dire. Mise à part une collègue de travail que j'ai envie d'étriper grave quand je la vois parce que cette personne est la réincarnation de la crétinerie humaine, et même pire encore. Oui, vous l'avez compris, je ne peux pas la saquer. Une gourde pareille, c'est pas possible que ça existe encore en ce bas monde. Pire que le type qui a inventé le fil rouge qu'on trouve autour des portions de crème de gruyère. Sauf que lui, il ne l'a pas fait exprès. D'inventer le fil rouge qu'on trouve autour des portions de crème de gruyère bien sûr. Vous imaginiez quoi ? Ben oui, réfléchissez un peu (attention, réfléchir quand on n'en a pas l'habitude peut être très dangereux, je vous aurez prévenus) : le type, celui qui a inventé le fil rouge autour des portions de crème de gruyère, il ne pouvait pas en vouloir aux gens qui mangent des portions de gruyère. Il ne les connait même pas. Alors, il n'a aucune raison de leur en vouloir. Que ma collègue, elle, elle est tellement conne, que.... il y a pas de mot de décrire comment elle est conne. Elle, mis à part son mari, elle n'a aucune référence. Et dans la vie, quand elle découvre une nouvelle ville, la première chose qu'elle veut y faire, c'est les magasins. Donc bon.... Je crois que je vous ai donné une petite idée de sa stupidité grandiose.
Mon a
utre collègue, elle, c'est la reine des pauses : elle devrait refaire le code du travail. Avec elle, c'est pas "une pause de 10 minutes toutes les 2 heures", c'est "une pause de 10 minutes toutes les heures"...

Vous allez dire que je suis médisante, mais quand même, il est où le professionnalisme là-dedans ? Vous imaginez votre toubib qui vous dirait "bon, mademoiselle (mettez madame ou monsieur en fonction de ce que vous avez entre les jambes), je reviens dans 20 minutes, je vais faire ma pause clope". Ou votre gynéco pendant que vous avez les pattes en l'air qui vous dise "bon, je reviens, il est 10 heures, c'est l'heure de ma pause".... De même pour la caissière ou je ne sais qui. Je trouve que ça ne le fait pas. Il y en a qui les ont chronométrées. Et ben, c'est pas bien joli je vous dis. Sauf que bien sûr, personne ne leur dit rien.

En fait, la différence entre c
es deux collègues et moi, c'est que moi j'ai une conscience professionnelle (et même une conscience tout court) alors qu'elles, je crois que d'abord, il faut leur expliquer ce qu'est une conscience. Peut-être qu'avec un peu de persévérance on pourrait doter leur vocabulaire de ce nouveau mot, mais je crois malheureusement que ça s'en arrêterait là.

Voili, voilà
pour mes nouvelles. J'ai encore pas mal de choses à raconter, mais je trouve que là ça fait déjà pas mal long et que comme je sais que la plupart de mes lecteurs sont des êtres dont le temps est compté, je vais donc clore ma longue tirade ici.

Merci de votre fidélité et à bientôt !

# Posté le jeudi 05 mars 2009 13:52